INFO VILLE-MARIE
 
La rue Sainte-Catherine, piétonne tout l’été : une première !

L’arrondissement de Ville-Marie met de l’avant, cet été, de nouvelles mesures qui s’inscrivent dans la logique globale du développement durable. Ainsi, du 17 juin au 3 septembre prochains, la rue Sainte-Catherine Est sera complètement piétonnisée et fermée à toute circulation automobile entre les rues Berri et Papineau. Cette décision fait suite aux deux expériences pilotes concluantes de 2006 et 2007, à une consultation auprès des citoyens et à une proposition de la Société de développement commerciale du Village.

Véritable expérience urbaine de planification intégrée et de revitalisation de quartier en plein centre-ville de Montréal, la piétonnisation de cette portion de rue permettra à la célèbre artère commerciale de prendre des allures attrayantes et de fête, et ce, dans un esprit de convivialité, grâce aux multiples animations qui s’y tiendront pour l’occasion. Ce projet est une première, puisque Montréal n’a jamais été témoin de la fermeture d’un tronçon de rue si important et pour une aussi longue période. La volonté de rendre la rue Sainte-Catherine Est aux citoyens s’inscrit dans la lignée d’actions entreprises par Ville-Marie pour favoriser la réappropriation de l’espace urbain par la population. Cette décision se veut aussi une mise en pratique des politiques adoptées par la Ville de Montréal, notamment dans sa Charte des piétons, sa Politique du développement durable, ainsi que son Plan de transport.

Sur le plan pratique, plusieurs mesures d’assouplissement seront mises en place par l'arrondissement afin de préserver la quiétude, la sécurité et la qualité de vie des résidants du secteur. À ce titre, une campagne d’information et d’affichage routier sera mise en place durant toute la durée du projet pilote.

Parallèlement à cet événement, les citoyens pourront aussi profiter, jusqu’au 31 octobre, de la piétonnisation d’une autre artère, la rue Ottawa, entre les rues Prince et Queen. Le but de cette autre mesure d’occupation du domaine public est de créer un îlot de fraîcheur en milieu urbain. Celui-ci prendra la forme d’un mur végétal installé au cœur de la Cité du multimédia, sur la façade de l’ancienne Fonderie Darling, qui s’intégrera dans une ambiance de parc urbain avec la création d’un espace de rencontres et d’échanges sur la rue. Plusieurs activités publiques et expositions extérieures animeront ce passionnant projet écologique. Vous êtes cordialement invités à y participer.

De plus en plus de villes à travers le monde ont déjà implanté, avec grand succès, des initiatives de cette nature. Quoique pouvant avoir une influence certaine sur la revitalisation des rues commerciales, le but premier de ces opérations consiste à améliorer la qualité de vie générale, en rendant la vie de quartier plus conviviale ainsi qu’en se réappropriant le domaine public.

 
Équiterre met son expertise au service de l’arrondissement

En s’inspirant d’exemples comme Seattle et Porto Alegre, en sol américain, ou Freiburg Im Breisgau et Lübeck, en Europe, Ville-Marie prend une tangente verte et responsable, en dressant l’inventaire environnemental de ses pratiques de gestion. Équiterre apporte son concours à cette démarche d’avant-garde qui vise à l’identification et à la formulation de solutions concrètes susceptibles de positionner l’arrondissement comme l’un des chefs de file urbain en matière de développement durable. Équiterre, qui a vu le jour en 1993, consacre toutes ses énergies à faire la promotion d’une citoyenneté responsable, fondée sur des principes d’équité sociale et de respect de l’environnement. L’expertise de cet organisme montréalais à but non-lucratif sera mis à profit dans le cadre d’un audit qui se déroulera entre le printemps 2008 et l’automne 2009.

Cet exercice vise à accentuer, mais surtout à rationaliser les efforts entrepris jusqu’ici pour mettre Ville-Marie à l’heure de la planète. Le mandat confié à Équiterre vise d’abord à dresser un diagnostic des pratiques actuelles à partir d’une analyse de type comparative. Ce travail d’évaluation se déroulera en trois phases où seront successivement considérés plusieurs enjeux majeurs en matière d’environnement et de développement durable. L’attention portera notamment sur la gestion des matières résiduelles, le transport et l’aménagement urbain, ainsi que sur des questions relatives aux bâtiments, à l’eau, à l’énergie et aux changements climatiques. Tant les contributions potentielles de l’arrondissement, que ses façons de faire, seront ainsi évaluées à l’aune du développement durable. Les résultats de l’audit orienteront les propositions d’actions que formulera Équiterre pour permettre à Ville-Marie de devenir un joueur de premier plan sur la scène environnementale et sociale.

Sans précédent au niveau québécois, la démarche de Ville-Marie s’inscrit dans une logique contemporaine d’harmonisation des politiques publiques en regard des grands enjeux liés à la préservation des espaces de vie.

L’annonce officielle de l’attribution à Équiterre d’un mandat d’audit a eu lieu le 22 avril dernier, Jour de la Terre, en la présence du maire de l’arrondissement, Benoit Labonté et de Sidney Ribaux, coordonnateur général d’Équiterre.

 
Nos éco-quartiers

Cette année, l’arrondissement de Ville-Marie accorde des fonds supplémentaires, soit 150 % d’augmentation, pour les Éco-quartiers sur son territoire, afin que leurs efforts soient accrus dans plusieurs domaines : la sensibilisation auprès des résidants sur la propreté, la collecte sélective dans tous les types d’établissement, et la réalisation de projets d’embellissement. Voici un aperçu de leurs actions.

Éco-quartier Sainte-Marie
Dans le cadre du Jour de la Terre, l’Éco-quartier a présenté, gratuitement, une conférence portant sur Al Gore, «Une vérité qui dérange», donnée par Norman Lévesque, à l’auditorium de la polyvalente Pierre-Dupuy.

Par ailleurs, renseignez-vous au sujet du programme de compostage qui prévoit, durant cet été, l’agrandissement des trois sites déjà existants. Profitez-en aussi pour en apprendre davantage sur le programme d’adoption d’un carré d’arbre, une action idéale pour contribuer à l’embellissement de votre quartier.

Éco-quartier Peter-McGill
Cet été, l’Éco-quartier cible l’aménagement de trois ruelles vertes dans le secteur du Village Shaughnessy, près de l’Université Concordia. Du plus, l’équipe prévoit la plantation d’arbres en bordure des sorties de l’autoroute Ville-Marie, celles accédant à la partie plus à l’ouest du centre-ville. Aussi, des efforts plus soutenus permettront d’augmenter la collecte sélective dans les grands immeubles à logement, très nombreux dans ce secteur de l’arrondissement.

Éco-quartier Saint-Jacques
Surveillez la sortie du calendrier des activités estivales de l’événement Parcs Vivants, lequel offrira de l’animation dans les petits parcs de quartier.

Sur le plan de l’embellissement, une proposition de verdissement de l’avenue Joly, dans le Quartier Latin, et d’aménagement de la cour du Centre d’hébergement Centre-Ville de Montréal, sont en cours. Aussi, l’Éco-quartier voit à l’implantation de nouveaux sites de compostage communautaire dans le quartier.

 
Ville-Marie fait sa part dans l’histoire du développement durable

Le concept de développement durable a vu le jour en 1987, à la suite de la parution du rapport Brundtland, aussi connu sous le titre Notre avenir à tous. Ce document consultatif, produit par la Commission des Nations unies sur l’environnement et le développement, proposait une définition générale d’une réalité qui n’avait jusqu’alors retenu l’attention que des milieux onusiens. La problématique s’y trouvait cernée de manière très large, comme en fait foi ce passage :

Le développement durable est un développement qui répond aux besoins du présent sans compromettre la capacité des générations futures de répondre aux leurs.

Cet énoncé anticipait sur l’ampleur qu’allait prendre le concept au fil des ans, puisqu’il allait déjà bien au-delà des seules dimensions écologiques et environnementales, pour inclure également tout ce qui, dans le temps, touche l’aménagement et la préservation des milieux de vie, humains et autres.

Relayée à dix ans d’intervalle par les Sommets de Rio de Janeiro (1992) et de Johannesburg (2002), la question du développement durable a depuis abordé nos frontières, menant entre autres à l’adoption, en 2006, de la Loi québécoise sur le développement durable . Dans la foulée, la Ville de Montréal a elle aussi emboîté le pas, tenant même son propre sommet sur le développement durable la même année que celui de Johannesburg. Cette rencontre et les discussions qui ont suivi ont mené à la mise en place d’un plan stratégique adopté en mai 2005.

L’arrondissement de Ville-Marie, quant à lui, s’inspire de ce qui a été fait jusqu’ici et propose des actions concrètes adaptées à ses propres réalités. Déjà, en septembre 2003, l’adoption du Programme de revitalisation urbaine intégrée du quartier Sainte-Marie marquait un pas dans la bonne direction. Le dévoilement du Plan de développement durable à l’automne 2007 en a constitué un autre. Ce document, étayé par des réalisations concrètes, a repris vingt grands axes du plan stratégique défini par la Ville de Montréal et susceptibles de guider l’implantation du développement durable dans Ville-Marie. Du nombre, on retient notamment la réduction des espaces de stationnement au centre-ville, secteur où l’arrondissement s’est montré très actif l’an dernier. L’accroissement des infrastructures pour vélos avec l’ajout de nouveaux supports prenant appui sur les tiges de parcomètres abonde dans le même sens. La maximisation de la gestion des matières résiduelles, par l’adoption du sac de recyclage, s’inscrit aussi dans cette veine. Ce ne sont cependant là que quelques exemples des gestes posés pour faire de l’arrondissement un modèle en matière de développement durable.

Sur un plan plus symbolique, Ville-Marie fait également sentir sa présence dans toutes les manifestations qui ont à cœur le développement d’un espace de vie centré sur l’équilibre entre la nature et l’humain. La participation à des événements tels que le Jour de la Terre, l’OpérationMontréal.Net, En ville, sans ma voiture ou l’organisation de la soirée reconnaissance pour les citoyens impliqués auprès des éco-quartiers apparaissent systématiquement à l’agenda de l’arrondissement.

Enfin, une série de nouvelles mesures viennent d’être adoptées ou sont en voie de l’être, pour favoriser un engagement encore plus poussé sur la voie du développement durable. Outre la piétonisation prolongée ou ponctuelle de certains secteurs, l’arrondissement a aussi entrepris d’autres actions concrètes, comme l’adoption d’un partenariat avec Communauto pour inciter au covoiturage. Le tout récent mandat confié à Équiterre vise, quant à lui, à l’harmonisation des pratiques de l’administration municipale en accord avec les valeurs qui sont celles du développement durable.

En somme, Ville-Marie a, depuis quelques années, pris un virage qui va résolument dans la direction indiquée par les grands sommets de 1992 et 2002. Elle a su adapter des orientations de portée globale en les particularisant à ses réalités et à ses besoins, comme en fait foi notamment l’aménagement du domaine public pour une plus agréable et plus grande occupation des lieux par ceux qui y passent et ceux qui y restent.