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| LA SÉCURITÉ AU QUOTIDIEN : OCCUPATION DU DOMAINE PUBLIC ET RÉDUCTION DES DÉSORDRES ET INCIVILITÉS
Pour plusieurs, la sécurité, c’est une affaire qui relève strictement du domaine policier. Or, d’autres facteurs doivent aussi être pris en compte. Désordres et incivilités, par exemple, peuvent contribuer à miner le sentiment de sécurité des personnes, et ce sur une base beaucoup plus quotidienne que les actions criminelles qui défraient la manchette. Diminuer les irritants qui affectent au jour le jour la qualité de vie des citoyens se veut donc une priorité dans l’arrondissement de Ville-Marie. Pour se faire, l’un des principaux secteurs d’intervention demeure, sans conteste, l’appropriation du domaine public. À travers différents programmes comme Parcs vivants (dans le Centre-Sud), Nos parcs, nos ruelles (dans Sainte-Marie) et Sécurisons nos environs, l’emphase est mise sur l’importance pour les citoyens de faire sentir leur présence dans les ruelles et la multitude de petits parcs que compte l’arrondissement. Dans la même veine, la population a pu profiter tout l’été d’une programmation diversifiée et soutenue dans le parc Émilie-Gamelin, le parc de la Paix, le square Cabot et le parc des Faubourgs, ce dernier endroit ayant été l’hôte d’un concert de l’OSM le 7 août dernier. Cet événement avait alors attiré plus de 5 000 mélomanes. L’arrondissement de Ville-Marie croit aussi que la propreté contribue à élever le sentiment d’appréciation et de sécurité des citoyens. À ce chapitre, un travail important a été effectué au cours des dernières années. L’adoption du Règlement sur le civisme et la propreté en 2007 le confirme. À ce jour, plus de 3 300 constats d’infractions ont été émis, pour une somme de 1,3 millions de dollars. Même si ce chiffre peut sembler impressionnant, le fait que moins de 10% des contrevenants récidivent après une première sanction l’est encore bien davantage. Le Règlement semble ainsi avoir joué son rôle, même si d’autres gestes ont aussi été posés au cours de la dernière année, comme l’embauche de brigadiers de la propreté ou le lancement de la campagne de sensibilisation Les mégots et les gommes, c’est assez ! La lutte contre le vandalisme (notamment dans le secteur Poupart-Dufresne), ainsi que la chasse aux graffitis ont aussi fait l’objet d’interventions, puisqu’un millier d’édifices ont jusqu’ici bénéficié de travaux de nettoyage qui ont coûté à l’arrondissement la somme de 340 000 $. La quiétude résidentielle n’est pas non plus en reste, puisque l’arrondissement a apporté des modifications à son règlement relatif au bruit. Le résultat en a été une diminution de 50% des plaintes logées à cet effet. Benoit Labonté |
| UNE AFFAIRE DE PROXIMITÉ, DE PRÉVENTION, DE MÉDIATION ET DE CONCERTATION AVANT TOUT
Depuis les transformations opérées dans le monde municipal au début des années 2000, il semble parfois difficile de savoir qui fait quoi exactement. À titre d’exemple, la sécurité publique est un sujet qui fait l’objet de responsabilités partagées, puisque la Ville et ses arrondissements se divisent les tâches d’identifier les irritants en la matière, de trouver des alternatives appropriées et de les appliquer. Les arrondissements font donc leur part pour renforcer le sentiment de mieux-être des communautés placées sous leur gouverne. Dans Ville-Marie, c’est le Comité permanent de la sécurité publique, institué à l’automne 2007, qui s’attelle à cette tâche. Son activité, qui vise la mise en place de solutions concrètes, s’inscrit dans la continuité du Projet d’implantation des stratégies locales de prévention de la criminalité, une initiative du Ministère de la Sécurité publique qui date de 2004. De plus, elle s’accorde avec la Politique pour un environnement paisible et sécuritaire à Montréal. Les trois grands axes d’intervention privilégiés par le Comité sont : les désordres et les incivilités, les phénomènes criminels et la sécurité routière. L’approche préventive demeure une priorité, l’arrondissement favorisant des stratégies de médiation et de concertation avec des organismes communautaires. L’été 2008 a été une bonne occasion de mesurer le travail du Comité qui a obtenu des résultats encourageants en matière de bilan routier, de lutte à la drogue, de propreté, de prévention et de diminution en matière d’incivilités, ainsi qu’au chapitre de la cohabitation harmonieuse entre tous ceux et celles qui travaillent, se divertissent et vivent dans l’arrondissement. |
| PROGRÈS EN MATIÈRE DE LUTTE CONTRE LE CRIME DANS VILLE-MARIE !
L’arrondissement privilégie la prévention. Les représentants de l’ordre demeurent toutefois un élément essentiel au maintien d’un sentiment de sécurité optimal. Une attention particulière a donc été apportée pour assurer une présence policière constante sur le territoire de Ville-Marie. Des services d’ordre requis pour les grands événements aux milliers d’heures de patrouille à pied, les agents des trois postes de quartier locaux (20,21 et 22) n’ont pas chômé au cours des derniers mois. Ils ont apporté leur concours au maintien d’une surveillance constante dans le secteur délimité par les rues Saint-Timothée, Saint-Denis, de Maisonneuve et Saint-Christophe, ainsi que pour le bon fonctionnement de la brigade touristique œuvrant dans le Vieux-Montréal et le Quartier chinois. Ils ont consacré temps et énergie à la continuation des projets de vidéo-surveillance et Cyclope – projet ciblant la clientèle de la prostitution de rue -, mais aussi pour des campagnes de sensibilisation comme Sceau de confiance, une initiative visant à alerter les commerçants du Vieux-Montréal au sujet des fraudes commises par cartes de débit et cartes de crédit. L’encadrement apporté aux cadets policiers durant la période estivale a également constitué un plus en matière de visibilité et de sécurité publique. Au total, le travail des policiers semble avoir porté fruit, du moins si l’on en croit la diminution considérable d’appels logés au 911 entre les périodes estivales de 2007 et 2008 ; on remarque que le nombre de coups de fil est passé de 773 à 369. lors de la piétonnisation de la rue Sainte-Catherine, dans le Village. On a aussi constaté une baisse de 16% au niveau des vols de véhicule, tandis que les larcins commis dans les véhicules, eux, baissaient de 11%. |
| BILAN DES RÉALISATION EN MATIÈRE DE SÉCURITÉ ROUTIÈRE
Un autre volet des interventions réalisées dans l’arrondissement au chapitre de la sécurité publique concerne l’amélioration du bilan routier. Plusieurs mesures ont été mises en place depuis quelques mois afin d’assurer une meilleure cohabitation sur la voie publique entre piétons, cyclistes et automobilistes. Nombre d’opérations ont été menées par les policiers pour sensibiliser les différents utilisateurs du réseau routier. Ces interventions ont été renforcées par la présence de cadets policiers placés cet été à certaines intersections jugées stratégiques. Le gros du travail de l’arrondissement s’est toutefois concentré dans d’autres domaines. On peut citer à titre d’exemple la régulation de la circulation dans certains secteurs particuliers, avec notamment la mise en place de l’interdiction de tourner à gauche sur la rue Ontario en direction de Papineau. Cette mesure a été adoptée à la suite de demandes de citoyens soucieux des inconvénients générés par le trafic du pont Jacques-Cartier. Une modification du sens de la circulation a également été effectuée sur la rue Tupper afin de diminuer la densité de la circulation dans le village Shaughnessy. Une telle décision a pu être prise à la suite d’une consultation auprès des résidants du coin. La piétonnisation estivale sur un tronçon de la rue Saint-Catherine s’inscrit aussi dans la même veine d’actions posées afin d’offrir aux citoyens un milieu de vie plus sûr et plus convivial. Cette expérience novatrice sur le territoire de Montréal s’est soldée par un bilan très positif qui laisse présager un renouvellement, sinon une extension, de ce type d’intervention en 2009. La bonne gestion des impacts sur la circulation automobile, ainsi que les 2000 et quelques heures de patrouilles assurées conjointement par les forces de l’ordre et les cadets policiers, ont sans doute grandement contribué à ce succès. Les plaintes des citoyens ont, quant à elles, été numériquement modestes et ont porté essentiellement sur la problématique du bruit. Au final, entre mai et septembre 2008, on enregistre une diminution de 8% des accidents avec blessés, ainsi qu’une baisse de 50% des cas d’accidents mortels dans l’arrondissement. |